Préface du catalogue de l’exposition 2009



"Fugues"

Née à Hambourg, de parents réfugiés d’Allemagne de l’Est, Dagmar Bergmann a ressenti très tôt l’appel des fugues. Fugues en soi-même, d’abord, à la recherche d’une identité effacée par la pauvreté et l’oubli. Les paysages de ces fugues sont bleus, promesse de liberté et de vérité, à l’image des fragments de ciel que laissent parfois entrevoir les nuages du Nord.
C’est le bleu qui guide encore Dagmar Bergmann, lorsqu’elle décide de quitter l’Allemagne pour des ciels et des mers où fugue intérieure et fugue extérieure se répondent et s’accordent.

Entre vents et marées, l’artiste plante son chevalet pour exprimer la turbulence des fugues ("Mistral", "Quatre Vents", "Jeunesse", "Au pays des fugues") et leur harmonie secrète ("Equinoxe", "La Nuit s’effeuille", "Nuit transfigurée", "Time after Time"), libérant des sons et des parfums ("Sunrise Jazz", "Parfums", "Chanson du Mariachi") qui nous invitent aussi à fuguer.

© Dagmar Bergmann


"Fugas"

Nacida en Hamburgo, de padres refugiados de la Alemania del Este, Dagmar Bergmann sintió ya de muy jóven la llamada de las fugas. Fugas en sí misma primero, en busca de una identidad borrada por la pobreza y el olvido. Los paisajes de estas fugas interiores son azules, promesas de libertad y de verdad, a semejanza de los fragmentos de cielo que a veces las nubes del Norte dejan entrever.
El azul sigue guiando a Dagmar Bergmann, cuando decide dejar la Alemania hacia cielos y mares donde fuga interior y fuga exterior se contestan y se armonizan.

Entre vientos y mareas, la artista planta su caballete para expresar la turbulencia de las fugas ("Mistral", "Cuatro Vientos", "Juventud", "En el Pais de las Fugas") con su armonía secreta ("Equinoccio", "La Noche se deshoja", "Noche Transfigurada", "Time after Time"), liberando sonidos y perfumes ("Sunrise Jazz", "Perfume", "Canción del Mariachi") que también nos invitan a fugar.

© Dagmar Bergmann

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